Toucher le Saint Coran

Toucher le Saint Coran, en vertu de ce qu’a rapporté Abu Bakr Ibn Muhammad Ibn ‘Amr Ibn Hazm, d’après son père, d’après son grand-père, disant que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, envoya une lettre aux gens du Yemen dans laquelle il était écrit : « Le Coran ne peut être touché que par celui est purifié » (An-Nasa’i, Ad-Daraqutni, Al Bayhaqi et Al-Athram). Ibn ‘Abd Al-Barr a dit au sujet de ce hadith : « Il est pareil à un hadith transmis successivement en raison de l’accueil favorable des gens en sa faveur ». De son côté, ‘Abdallah Ibn ‘Umar, radhia allahu anhu, a dit : « Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, a dit : « Le Coran ne peut être touché que par celui qui est purifié ». Ce hadith est rapporté par Al-Haythami dans « Majma’ Az-Zawa’id » qui a dit à son sujet : « Ses transmetteurs sont crédibles ». Ce hadith montre donc qu’il n’est pas permis de toucher au Saint Coran lorsqu’on n’est pas en état de purification. Toutefois, le mot purification a un sens global et commun qui peut être appliqué aussi bien à celui qui est purifié d’une impureté majeure qu’à celui qui est purifié d’une impureté mineure ; il peut être appliqué aussi bien au croyant qu’à celui qui n’a aucune souillure sur le corps. De ce fait, il est nécessaire de recourir à un autre signe pour qualifier cette purification et, par conséquent, ce hadith ne peut constituer un texte qui interdit à celui qui est en état d’impureté mineure de toucher le Coran. Quand à la Parole de Dieu : « Seuls les purifiés le touchent » (56:79), il semble évident que le pronom « le » dans ce verset s’applique au Livre caché, à savoir la Table Gardée, car ce sens est plus proche de la trame du texte. Concernant les « purifiés » cité dans ce verset, ce sont les anges. Au demeurant, ce verset est à rapprocher de l’autre verset qui dit : « Consigné dans des feuilles honorées, élevés, purifiés, entre les mains d’ambassadeurs nobles, obéissants » (80:13-16). D’ailleurs, Ibn Abbas, Ash-Shabi’i, Al-Dahhak, Zayd Ibn ‘Ali, Al-Mu’ayyad Bi-Allah, Dawud, Ibn Hazm et Hammad Ibn Abi Sulayman estiment qu’il est permis à celui qui est en état d’impureté mineure de toucher au Coran. Quant au fait de le réciter, sans toucher le texte, cela est admis à l’unanimité.

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