La Lecture du Coran après la Fatiha

Il est permis de lire n’importe quel passage du Coran après la Fatiha. Abû Huraya rapporte ceci : Nous avons conquis le Khurâsân avec trois cents guerriers d’entre les Compagnons et, quand l’un de nous dirigeait la prière, il lisait quelques versets d’une sourate, puis il s’inclinait (rukû’) ». Il est rapporté également qu’Ibn ‘Abbâs lisait la Fatiha, puis la faisait suivre par un verset de la sourate La Vache dans chaque cycle de prière » (Ad-Dâraqutnî). Par ailleurs, Al-Bukhârî a donné ce titre : « Grouper deux sourates dans un cycle de prière, lire la fin des sourates et lire une sourate avant une autre ». Il est cité par référence à Ibn Al-Sâ’ib que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, lut la sourate 23 Les Croyants, au cours de la prière de l’aube jusqu’au moment où, citant Moïse et Aaron ou Jésus, il fut pris d’un accès de toux et fit l’inclinaison ». On rapporte également que le calife ‘Umar lut cent vingt versets de la sourate La Vache dans le premier cycle de prière et une sourate d’entre les Mathânî dans le second.

Quand à Al-Ahnaf, il lut la sourate 18, La Caverne, dans le premier cycle de prière et celle de Jonas (sourate 10) ou de Joseph (12) dans le second. On rapporte également que ce même Al-Ahnaf accomplit la prière du fajr en présence du calife ‘Umar en récitant la Caverne et Jonas, ou Joseph. Par ailleurs, Qatâda lut les même sourates dans les premiers et deuxièmes cycles de prière.

Ibn Thâbit rapporte par référence à Anas qu’un homme parmi les Ansârs dirigeait la prière dans la mosquée de Qubâ’ et, dans chaque cycle de prière, il commençait par lire la sourate du Monothéisme Pur (al-ikhlâs). Ensuite il poursuivait avec une autre sourate. Ses Compagnons lui firent remarquer que la sourate du Monothéisme Pur suffisait et le dispensait de lire après elle d’autres sourates dans le même cycle de prière. Il leur répondit : « Je ne cesserais jamais de lire cette sourate ; si vous voulez que je dirige la prière de cette façon, je continuerai, sinon je vous laisse ». Or, ils répugnèrent à se séparer de lui car il était le meilleur parmi eux. Quand le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, arriva chez eux, ils l’informèrent de cet incident. Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, demanda à l’homme en question : « Ô untel, qu’est-ce qui t’empêche de faire ce que t’ordonnent tes compagnons? Qu’est-ce qui t’oblige à lire cette sourate dans chaque cycle de prière? » et lui, de répondre : « J’aime cette sourate ». Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, lui dit alors : « Ton amour pour elle te fera entrer au Paradis ».

Enfin, un homme originaire de Juhayna rapporte avoir entendu le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, lire dans la prière du fajr la sourate 99 et ce, dans le premier et le deuxième cycle de prière. Le rapporteur ajoute : « Je ne sais pas si le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, a fait cela par oubli ou volontairement » (Abû Dawûd)

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