La Prosternation du Remerciement

De l’avis de la plupart des doctes, il est recommandé d’accomplir la prosternation du remerciement pour quiconque se voit nanti d’un bien ou préservé d’un mal.

Abû Bakra rapporte que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, chaque fois qu’il recevait une nouvelle heureuse, tombait prosterné en signe de remerciement à Dieu le Très-Haut. Cette tradition est rapportée par Abû Dâwûd, Ibn Mâja et At-Tirmidhi, qui l’a jugé bonne (hasan).

Pour sa part, Al-Bayhaqî rapporte ce hadith assorti d’une chaîne de transmission répondant aux conditions d’authenticité posées parAl-Bukharî : « ‘Ali, ayant écrit au Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, pour l’informer de la conversion à l’Islam de la tribu des Hamdân, celui-ci se jeta à genoux et se prosterna, puis il releva la tête et dit par deux fois : « Paix sur Hamdân ».

‘Abd Ar-Rahman Ibn ‘Awf rapporte : « Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, étant sorti un jour dans les parages, je le suivis. Il s’engagea dans une palmeraie et se prosterna longuement, si longuement que je craignis qu’il fut trépassé. Je m’approchai et le vis relever la tête. « Qu’as-tu, ô ‘Abd Ar-Rahmân? », me demanda-t-il. Je lui fis part de mes inquiétudes. « L’archange Gabriel, reprit-il, m’a confié : « Veux-tu que je t’apprenne une bonne nouvelle? Dieu – Le Très Haut, le Très Exalté – te dit : « Celui qui prie sur toi, Je prierai sur lui ; celui qui te saluera, Je le saluerai ». Aussi me suis-je prosterné devant Dieu pour Le remercier ». Ce hadith est rapporté par Ahmad, ainsi que par Al-Hâkim, lequel commente : « Ce hadith est authentique selon les conditions posées par les deux chouyoukh, Al-Bukhâri et Muslim ; à mon sens, s’agissant de prosternement de remerciement, il n’est point de texte plus authentique ».

Al-Bukhârî rapporte que Ka’b Ibn Mâlik se prosterna losqu’il eut reçu l’heureuse nouvelle que Dieu avait accepté son repentir.

Ahmad rapporte que ‘Ali se prosterna lorsqu’il sut qu’un certain Ath-Thudayya figurait parmi les victimes Khârijites. Abû Bakr en fit autant – rapporte Sa’îd ibn Mansûr – en apprenant que Musaylima avait été tué.

Pour être effectué, le prosternement du remerciement doit répondre aux mêmes conditions que celui de la prière. Ce n’est pas une condition, affirment certains, car il ne s’agit point d’une prière. On lit dans le « Fath Al-‘Allâm » : « Cet avis est le plus vraisemblable ». Ash-Shawkâni commente : « Dans les hadith relatifs à ce chapitre, on ne trouve point d’indication que les ablutions, la pureté des habits et du lieu soient une condition impérative pour un tel prosternement. C’est précisément l’opinion affichée par l’imam Yahyâ et par Abû Tâlib. Le takbîr (Allâhu Akbar) n’est pas non plus mentionné. L’auteur du « Al-Bahr » soutient cependant qu’il faut le prononcer. Selon l’imam Yahyâ, on en saurait faire la prosternation du remerciement dans la prière, ni dire la moindre formule, car un tel acte ne relève point de la prière ».

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