L’Eau Déjà Utilisée

Il s’agit de l’eau recueillie à partir de ce qui reste de l’eau utilisée par celui qui fait ses ablutions mineures ou majeures. Le statut de l’eau utilisée est le même que celui de l’eau à l’état naturel : dans la mesure où elle était pure à l’origine, elle conserve sa pureté en l’absence d’une preuve qui lui enlève ce caractère.

En témoigne le hadith d’Ar-Rubayyi Bint Mu’awwidh qui décrit la manière dont le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, faisait ses ablutions : « Il essuya sa tête avec le peu d’eau qui lui restait de son ablution mineure dans le creux de ses mains ». Ce hadith est rapporté par Ahmad et Abu Dawud. Dans la version rapportée par ce dernier, il est dit : « Les Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, essuya ses cheveux avec ce qui restait de l’eau des ablutions qu’il avait dans ses mains ».

De son côté, Abu Huraya rapporte qu’il était en état d’impureté majeure lorsqu’il rencontra l’Envoyé de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, dans une rue de Médine : « Je m’éloignai aussitôt de lui, dit-il, et allai procéder à mes grandes ablutions. Quand je revins, le Prophète me dit : « Où étais-tu donc, Abu Huraya? – J’étais en état d’impureté majeure et je n’ai pas voulu rester en ta compagnie dans cet état, répondis-je. – Gloire à Dieu! s’écria le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sache que le musulman ne souille jamais » (Al Bukhari, Muslim et d’autres). L’explication de ce hadith est que si le croyant ne souille pas, il n’y a aucune raison de déclarer non purifiante l’eau qui entre en contact avec lui. Tout ce que l’on peut dire, en l’occurrence, c’est qu’un corps pur en a touché un autre, or ceci n’a aucune incidence sur le caractère purifiant de l’eau. Ibn Al-Mundhir a dit : « On rapporte qu’Ali, Ibn Umar, Abu Umama, Ata, Al-HAsan, Makhul et Al-Nakha’i permettaient au fidèle qui a oublié de passer la main humectée sur sa tête d’utiliser l’eau qui reste sur sa barbe à cette fin ». Puis Ibn Al-Mundhir ajoute : « Ceci indique qu’ils considéraient l’eau utilisée une première fois dans le cadre de l’ablution comme étant propre à purifier une seconde fois. C’est en tout cas l’opinion que je professe, et celle que professent Malik et Asch-Shafi’i, dans un des avis qui leur sont attribués. Ibn Hazm attribue cette opinion à Sufyan Ath-Thawri, à Abu Thawr et à l’ensemble des dhahirites ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :