La Récitation Derrière l’Imâm

Le principe veut que la prière ne soit valable que si la Fatiha a été lue dans chaque cycle de prière, qu’elle soit obligatoire ou r=surérogatoire. Cependant, celui qui suit l’imâm n’est pas tenu de réciter la Fatiha, mais il doit écouter et faire silence dans les prières faites à haute voix et ce, en application du verset suivant : « Quand le Coran est récité, écoutez-le et faites silence, peut-être vous sera-t-il fait miséricorde ». Par référence aussi à la parole du Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam : « Quand l’imâm commence la prière et dit : « Allahu Akbar », dites après lui : « Allahu Akbar », et quand il récite le Coran, prêtez l’oreille. » (Muslim).

Dans cette optique, on cite le hadith suivant : « Celui qui suit un imâm (dans la prière), la récitation de celui-ci compensera la sienne ». C’est-à-dire que la lecture de l’imâm dispense le fidèle qui le suit de lire à haute voix dans la prière.

Cependant, dans les prières faites à voix basse, le fidèle qui suit l’imâm est tenu de réciter la Fatiha ; cette récitation est également obligatoire dans les prières faites à haute voix si le fidèle qui suit l’imâm n’arrive pas à entendre ce dernier. Abû Bakr Ibn Al-‘Arabi estime que ce qui prévaut, c’est de réciter dans les prières faites secrètement ; quant aux prières faites à haute voix, la lecture, pour celui qui l’imâm, n’y est pas autorisée pour trois raisons :

– La première est que cette pratique était courante chez les habitants de Médine et que c’est une prescription coranique déterminée dans le verset suivant : « Quand le Coran est récité, écoutez-le et faites silence ». Enfin, cette pratique est étayée par la tradition et plus précisément par deux hadith, dont celui de ‘Imrân Ibn Husayn qui rapporte que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, entendant un homme lire derrière lui : « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Sublime », lui dit « J’ai su que quelques-uns parmi vous me disputent la récitation de cette sourate ».

– La deuxième raison réside dans le verset qui stipule : « Quand le Coran est récité, écoutez-le ».

– La troisième est qu’il n’y a pas lieu de lire en même temps que l’imâm. Mais quand la récitation se fait-elle? Si on nous dit qu’elle a lieu durant le silence de l’imâm, nous rétorquerons que l’imâm ne se tait pas ; d’ailleurs, comment peut-on bâtir une obligation sur ce qui ne l’est pas, d’autant plus qu’une solution existe dans les prières à haute voix, consistant à réciter dans son for intérieur en réfléchissant et en raisonnant. Cela est conforme au Coran, au hadith du Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, à la sauvegarde du culte de l’Islam, à l’application de la tradition (Sunna) et, enfin, au principe de préférence. Tel est l’avis d’Az-Zuhrî, de Mâlik, d’Ahmad, etc.

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