Les Différentes Situations de la Femme atteinte de Métrorragies

La femme peut se trouver dans trois cas de métrorragies :

1 – Soit elle connait la durée de ses menstrues avant ses métrorragies et, dans ce cas, cette durée sera considérée comme faisant partie de la durée des menstrues et le reste comme faisant partie des métrorragies, en vertu du hadith de Umm Salama, laquelle rapporte avoir interrogé le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sur la femme qui perd du sang. Celui-ci répondit : « Qu’elle considère le nombre habituel de jours et de nuits des règles dont elle est atteinte chaque mois, et qu’elle cesse de prier pendant un nombre équivalent de jours, avant de se laver, d’appliquer une serviette sur ses parties génitales et de prier. » (Malik, Ash-Shafi’i, Abu Dawud, An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad).

Al-Khattabi a dit de son côté : « Tel est le statut de la femme qui a un nombre se jours connus au cours desquels elle a ses menstrues habituelles et qui est en bonne santé. Cependant, lorsqu’elle est atteinte d’hémorragie utérine et que le flux du sang ne s’arrête pas, le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, lui a ordonné, chaque mois, de s’abstenir de faire ses prières durant un nombre de jours équivalent à celui de ses menstrues avant qu’elle ne soit atteinte par l’hémorragie utérine. Une fois ce nombre de jours achevé, elle fera une fois ses grandes ablutions, et la règle qui s’appliquera à elle sera celle des femmes purifiées. »

2 – Soit le flux de sang persiste et elle n’a pas connaissance du nombre de jours de son cycle normal, en raison d’un oubli de sa part de sa période menstruelle ou parce qu’elle a atteint la puberté en ayant une hémorragie utérine et, de ce fait, n’arrive pas à le distinguer du sang menstruel. Dans ce cas-là, son cycle menstruel sera de six à sept jours, comme c’est le cas pour la plupart des femmes, et ce en vertu du hadith de Hamna Bint Jahsh, laquelle a dit : « Je souffrais de violentes et de courantes hémorragies qui m’obligèrent à aller voir le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, et à le consulter à ce sujet. J’allais donc le trouver alors qu’il était chez ma soeur Zaynab Bint Jahsh, et lui dit : « Ô Messager de Dieu, j’ai de violentes et courantes hémorragies ; qu’en penses-tu, car elles m’empêchent de prier et de jeûner? ». Il me répondit : « Je te recommande d’appliquer un tampon en coton, car il absorbe le sang ». Je repris : « Mais le flux est plus important que cela ». Il me répondit : « Alors applique un tampon en tissu comme un garrot ». Je rétorquai : « Mais le sang coule à flot ». Il me répondit : « Je vais t’ordonner deux choses ; si tu accomplis l’une d’elle, elle te dispensera d’accomplir l’autre ; et si tu arrives à les accomplir toutes les deux, tu en jugeras par toi-même ». Il ajouta ensuite : « Ce n’est là qu’un maléfice d’entre les maléfices de Satan! Considère donc que ton cycle menstruel est de six à sept jours dans la science de Dieu, puis accomplis tes grandes ablutions. Lorsque tu verras que tu es purifiée, tu feras tes prières et ton jeûne pendant vingt quatre nuits et vingt quatre jours ou vingt trois nuits et vingt trois jours, car cela te suffit. C’est ainsi que tu fera chaque mois, tout comme font les femmes qui ont leurs périodes menstruelles et qui se purifient à des périodes régulières. Si tu peux retarder la prière du dhuhr (de midi) et avancer celle du asr’ (de l’après-midi), puis te laver et accomplir ensemble la prière de midi et celle de l’après-midi, puis retarder la prière du maghrib (du coucher du soleil) et avancer celle du ‘isha (dela nuit), puis te laver et faire ensemble ces deux prières, puis te laver au moment de la prière du fajr (l’aube) et prier, prie donc et jeûne ainsi si tu as la capacité de le faire ». Puis il ajouta : « C’est cette chose qui m’est la plus préférable des deux. » (Ahmad, Abu Dawud, At-Tirmidhi). Al-Khattabi a dit pour sa part en commentant ce hadith : « Il s’agissait là d’une femme inexpérimentée qui n’avait pas eu de cycles menstruels jusqu’alors et qui n’arrivait pas à distinguer le sang menstruel ; le flux du sang persistait tant qu’elle était gagnée par l’inquiétude et demandait conseil au Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam. Celui-ci soumit son cas à la coutume manifeste et à la règle habituelle chez les femmes, en lui recommandant de calculer son cycle menstruel une fois par mois comme c’est le cas pour toutes les femmes. Ceci est prouvé par la parole prophétique : « Tout comme font les femmes qui ont leurs périodes menstruelles et qui se purifient à des périodes régulières ». Al-Khattabi ajoute : « C’est là le principe qui fonde le raisonnement par analogie (qiyâs) dans les cas spécifiques aux femmes, en matière de menstrues, de grossesse, de maternité et autres choses s’y rapportant ».

3 – Soit elle ne connait pas de périodes menstruelles mais arrive à distinguer le sang des menstrues des autres genres de sang. Dans ce cas-là, elle doit agir selon cette distinction, en vertu du hadith de Fatima Bint Abi Hubaysh qui rapporte qu’elle était atteinte de métrorragie, et que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, lui dit : « S’il s’agit du sang menstruel, il est reconnaissable à sa couleur noirâtre ; si tel est le cas, abstiens-toi de prier ; s’il s’agit d’une autre couleur, alors fais tes ablutions mineures et prie, car il ne s’agit que d’une hémorragie ».

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