Les Différents Cas où les Prosternations de l’Oubli sont Requises

Il s’agit des cas suivants :

1- L’orant prononce le salut de clôture avant d’achever la prière. Pour preuve ce hadith rapporté par Ibn Sîrîn, citant Abû Huraya : « Lors de l’un des offices du jour (celui de midi ou de l’après-midi), le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, présida la prière. Or, il fit deux cycles de prière et salua. Puis il se leva et alla s’appuyer, l’air furieux, sur une planche de bois qui se trouvait dans un coin de la mosquée. Il mit la main droite sur la gauche. Les orants les plus prompts à quitter la mosquée s’interrogèrent : « La prière a-t-elle été raccourcie? ». Abû Bakr et ‘Umar étaient là qui hésitaient à lui parler. Parmi les fidèles, il y avait un certain Dhû Al-Yadayn (litt. : « l’homme aux deux mains ») qui s’adressa au Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, en ces termes: « Ô Messager de Dieu, est-ce un oubli ou bien la prière a été raccourcie? – Ni l’un ni l’autre! » répondit le Prophète. Puis il demanda : « Dhû Al-Yadayn a-t-il dit vrai? – Oui, » répondirent les fidèles. A ces mots, le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, accomplit deux cycles de prière supplémentaires pour compenser son omission. Après le salut, il dit le takbîr, se prosterna aussi longuement que d’habitude, ou plus, releva la tête et prononça encore le takbîr. Puis il fit la même chose une seconde fois dans le même ordre. Ce hadith est rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

‘Atâ’ rapporte qu’une fois, Ibn Az-Zubayr accomplit l’office du coucher du soleil et fit le salut final au bout de deux cycles. Il se leva alors et voulut saluer la Pierre noire. Les gens dirent : « Dieu soit exalté – Qu’arrive-t-il? s’enquit-il ». Puis, prenant conscience de son inadvertance, il fit le cycle de prière restant et se prosterna à deux reprises. ‘Atâ’ poursuit : « Je fis part de cela à Ibn ‘Abbâs, qui me déclara : « Il ne s’est point écarté de la tradition du Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam ». Ce propos est rapporté par Ahmad, Al-Bazzâr et At-Tabarâni.

2- Lors d’un ajout dans la prière. En effet, Al-Bukârî, Muslim, Abû Dawûd, At-Tirmidhi, An-Nasa’î, Ibn Mâja et Ahmad, citant Ibn Mas’ûd, rapportent que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, effectua un jour une prière de cinq cycles. « Le nombre des cycles aurait-il été augmenté? s’enquit-on. – De quoi parlez-vous? demanda le Prophète. – Tu as fait cinq cycles de prière, lui répondit-on. Sur ce le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, se prosterna à deux reprises après le salut final.

3- En cas d’omission du premier tashahhud ou de l’un des actes recommandés de la prière dits sunan. Al-Bukâri, Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhi, An-Nasa’î, Ibn Mâja et Ahmad rapportent en effet, citant Ibn Buhayna, que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, dans l’une de ses prières, se releva après les deux premiers cycles (sans dire le tashahhud). Les orants dirent alors : « Dieu soit exalté ». Or il continua la prière, et ce n’est qu’à son terme qu’il se prosterna à deux reprises puis fit le salut. Selon une tradition prophétique, celui qui oublie le premier repos assis et s’en avise avant de se mettre complètement debout, celui-là peut y retourner. En revanche, il doit y renoncer s’il s’est mis complètement debout. A telle enseigne qu’Ahmad, Abû Dawûd, Ibn Mâja rapportent, citant Al-Mughîra Ibn Shu’ba, que le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, a dit : « Si l’un de vous se relève après les deux premiers cycles de prière, qu’il s’assoie s’il ne s’est pas mis complètement debout ; s’il s’est mis complètement debout, qu’il poursuive sa prière et fasse à la fin les deux prosternations de l’oubli ».

4- En cas de doute sur la prière. ‘Abd Ar-Rahmân Ibn ‘Awf affirme avoir entendu le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, dire : « S’il arrive à l’un d’entre vous de concevoir des doutes sur sa prière, de ne pas savoir s’il a effectué un cycle ou deux cycles, qu’il se dise qu’il en a fait un. S’il hésite entre deux ou trois cycles, qu’il décide qu’il en a fait deux. S’il hésite entre trois ou quatre cycles, qu’il décide qu’il en a fait trois. Puis à la fin de sa prière, avant le salut, qu’il effectue deux prosternations en position assise. ». Ce hadith est rapporté par Ahmad, Ibn Mâja et At-Tirmidhî ; celui-ci le juge authentique. Dans une autre version, ‘Abd Ar-Rahmân Ibn ‘Awf a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, déclarer : « Celui qui, dans sa prière, soupçonne qu’il y a quelque lacune, devra prier encore jusqu’à présumer qu’il y a ajout ». Abû Sa’îd Al-Khudrî rapporte que le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, a dit : « S’il arrive à l’un d’entre vous de concevoir des doutes sur sa prière, de ne pas savoir s’il a effectué trois cycles ou quatre, qu’il se départe de son indécision en s’appuyant sur une certitude quelconque, et qu’il fasse deux prosternations avant de saluer. S’il a accompli cinq cycles de prière, les deux prosternations rachèteront sa prière. S’il en a effectué quatre, les deux prosternations seront une humiliation pour Satan ». Cette tradition est rapportée par Ahmad et Muslim. Ces deux hadith corroborent l’opinion de la majorité des savants selon laquelle l’orant, en cas de doute concernant le nombre de cycles de prière accomplis, fondera sa décision sur le minimum certain, puis procédera à la prosternation de l’oubli.

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